Selon le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable, le Cameroun souhaite entre autres qu’un calendrier de financement soit adopté par les pays développés sur la manière de remplir l’engagement de 100 milliards de dollars Us par an d’ici 2020.
Les attentes du Cameroun par rapport à la prochaine conférence des parties sur les changements climatiques en Allemagne, portent sur les principales résolutions de la Cop 21 à Paris, à en croire Hele Pierre, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable. Il s’agit notamment de celle relative à l’adaptation où le pays appelle à une simplification des procédures et des mécanismes prévus pour appuyer les actions d’adaptation dans les Etats en voie de développement (Fonds vert climat, Fonds d’adaptation, Fonds pour l’Environnement mondial) ; la transparence, le transfert des technologies ; l’atténuation ; les renforcements des capacités ; les pertes et préjudices et le financement.
Pour ce qui est de l’appui financier, le Cameroun souhaite qu’un calendrier de financement soit adopté par les pays développés sur la manière de remplir l’engagement de 100 milliards de dollars Us par an d’ici 2020. Mais aussi que « l’appui dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ne soit pas confondu avec l’aide publique au développement », précise Hele Pierre. S’agissant des pertes et préjudices, le Cameroun attend au sortir de la Cop 23, une évolution considérable sur la mise sur pieds d’un mécanisme qui impose une plus grande solidarité de la communauté internationale par rapport aux effets néfastes que provoquent les changements climatiques. Raison pour laquelle, il encourage la mise en place des mécanismes d’accompagnement et de soutien aux pays frappés par les désastres climatiques qui ne soient pas assimilés à l’adaptation.
La société civile de son côté souhaite que la position camerounaise ne soit pas centrée au niveau du ministère seulement, mais que celle-ci soit inclusive, c'est-à-dire, intègre les avis également de la société civile, des organisations paysannes, lesquelles sont les plus affectées par les changements climatiques. « Les paysans devraient pouvoir déposer leur fardeau sur la table des négociations », souligne Augustine B. Njamnshi, Juriste environnemental, le secrétaire exécutif de Bioresources Development and conservation Programme-Cameroun (Bdcp-C). Dans son effort, le Cameroun qui s’est engagé à réduire d’ici 2035 de 32% ses émissions de gaz à effet de serre dont 11% sur fonds propres, bénéficie de l’appui des partenaires technique et financier parmi lesquels la Fondation publique allemande Konrad Adenauer. Présente dans 120 pays dans le monde dont 20 sur le continent africain, cette Fondation vient de créer un nouveau bureau pour l’Afrique subsaharienne sur le thème de changement climatique et sécurité énergétique dont le siège est à Yaoundé.
Marie Louise SIMO
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Marie Louise SIMO
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