Ils sont présents partout. « A l’entrée du pont du Wouri, l’école publique, Ange Raphael, à Bepanda alors, personne de bouge » Que se passe t il ? C’est pour la marche programmée du Sdf ? De quoi à t on peur ? La conversation est plutôt engagée dans le taxi. On ne va jamais sortir des méthodes du parti unique. La pseudo ouverture démocratique n’est qu’un leurre. Le visage que donne Douala ce matin n’est pas digne d’une république civilisée. Le pays marche à reculons.
De fait, au départ, il y a eu cette demande d’autorisation de Jean Michel Nintcheu, délégué régional pour le littoral du Social Democratic Front principal parti de l’opposition au Cameroun qui voulait manifester « sa solidarité aux populations du Nord-ouest et du sud-ouest » en proie aux violences et aux velléités sécessionnistes. Une marche citoyenne en fait. La manifestation devrait avoir lieu à Bepanda suivie d’une marche. Et puis le sous préfet s’est rebiffé pour revenir sur sa décision. Le meeting est interdit. En raison d’ « appel à la haine, à la violence voire à la révolte à grande échelle » Niet, va répliquer le député du Sdf « Nous n’allons pas céder à l’intimidation. La marche aura lieu » quitte à en mourir. En attendant le début de la marche, la police est prête à mater.
© Camer.be : Franck BAFELI à Bepanda
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